Mercredi 10 septembre 2008
Joseph en avait assez des calomnies, du mensonge qui l'entourait. Il repensa à ce que Rose lui dit un jour :
- Tout le monde ment
- Non !... Pas moi.
- Ce n'est pas possible. Tu mens sûrement.
- Oui, mais dans des cas bien précis :
Professionnellement, pour défendre les intérêts de mon entreprise. Dans ce cas, je ne suis pas moi-même, je joue un rôle, pour lequel on me paie.
- C'est tout ?
- Non ! Uniquement si je pense qu'une vérité, concernant
quelqu'un d'autre que moi, n'apporterait rien d'autre que des douleurs inutiles. Autrement, je suis convaincu que tout se sait un jour ou l'autre.
Pourquoi attendre que la vérité te rattrape ? Autant la dire de suite. C'est peut-être plus difficile sur le coup, mais plus facile à vivre au quotidien. Cela évite de se poser des questions du
genre "Qu'est-ce que j'avais dit, il y a six mois, à ce sujet ?". Comment vivre au quotidien dans le mensonge. Je ne pourrais pas, ce serait l'enfer.
Pourtant, actuellement, le mensonge régnait en maître autour de lui. Joseph pensait à tous ces organismes bailleurs, organismes
sociaux, gestionnaires de foyers, responsables de banques alimentaires. Dès qu'il creusait un peu un sujet, le vernis retiré laissait apparaître la fange des intérêts personnels, des magouilles
sordides en tous genres. Joseph lui-même était accusé de maintes choses qui n'étaient en fait que des calomnies. Il en avait assez de tout cela...
Par Joseph
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Un boulot :
De ce côté, si ce n'est pas le Pérou, il y a eu pire... Des petits boulots en ce moment, on m'a même demandé de jouer les
prolongations, et bientôt septembre : Les agences d'intérim devraient, normalement prendre le relais, au moins, si j'ai bien compris, pour des emplois de "hot-lines", en attendant mieux.
De l'argent :
C'est sûr que "l'opération logement" nécessite une mise de fonds conséquente : Environ mille cinq cents Euros, entre la caution, les
frais d'agence et le premier loyer. Et plus, si l'on compte que la CAF mettra plusieurs mois à prendre la relève. C'est jouable, avec ce que Joseph attend comme résultat de son travail. Mais...
puisque l'absence de garant physique est rédhibitoire...
Un toit :
Quelle issue ? L'Armée du Salut semble être la seule à présent. Les logements sociaux : refus. Les logements privés : même en
travaillant, même en trouvant un logement, pas moyen de le louer.
Alors... Situation quasi bloquée alors que l'expulsion qui va intervenir ces jours-ci !... Oui, le découragement a gagné Joseph cette
fois. Il se sent pris au piège, sans issue. Joseph ne croit pas aux miracles. Il ne "croit" pas du tout, en fait. Au moins, il ne risque pas d'être déçu de ce côté. Joseph se dit qu'il pourrait
chercher un garant "physique", mais n'en a même pas le coeur. Il en assez de se battre pour en arriver là. Il en a assez, simplement. Il faudrait qu'il cherche, encore et encore une solution,
mais, comme l'âne, refuse d'avancer, cette fois, les sabots plantés dans le sol. Il pensa à sa fille Océane. Comment pourrait-il jamais la recevoir ?...
Par Joseph
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Et voilà... J-0... C'est l'hallali. Pas d'endroit pour entreposer le peu d'affaires que nous possédons, alors... La benne !
Tout à l'heure, nous sortirons. Nous monterons dans la vieille Volvo après y avoir entassé le maximum d'affaires, surtout pour les enfants. Je mettrai le moteur en marche. Je ne sais même pas
pourquoi, en fait, car nous n'avons pas de destination. Disons que cela permettra d'avoir un peu de chauffage. De toute façon, il faut que l'on parte. Tout le monde se moque éperdument de ce qui
peut arriver après.
Bien sûr tout n'a pas été dit sur ce blog, mais le temps presse, même si on se demande pourquoi, au fond, et puis, dans la rue, ce sera difficile de continuer. Alors, c'est, je crois, la fin du
blog.
Un seul mot : écoeurement.
Merci à celles et ceux qui se sont donné la peine de le lire.
Par Joseph
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Et... même pas un garage où mettre les affaires en attendant quelque chose...
Par Joseph
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Après des jours et des nuits, il revient en me disant : "Plus de place pour toi en moi".
Dites aux personnes qui m'ont blâmées,
Dites aux personnes qui m'ont blessée
Que mon coeur n'a pas supporté
Que mes yeux n'ont pas cessé
De parler sans paroles
Que ça suffit ce mal...
Je suis comme un oiseau qui n'a plus d'ailes pour s'envoler
Je suis comme un muet qui n'arrive plus à parler
Je ne peux exprimer le mal que j'ai
La nuit tombe, mes douleurs et mes peines se réveillent
Dites aux personnes qui m'ont fait tant de mal
Que mon coeur ne supportera plus la souffrance
Que celui qui est mort ne survivra jamais
Leila
Par Joseph
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