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Société

Samedi 4 octobre 2008

Ce matin, Joseph se rendit au "Collectif contre les exclusions". Il voulait les tenir au courant des suites de leurs demandes de logement. Malheureusement, le discours fut assez désappointant :

- Etant donné qu'une décision a été rendue dans le cadre de la Loi DALO vous orientant vers un foyer, nous ne pouvons plus rien faire pour un logement
- La demande était faite en vue d'obtenir un logement
- C'est juste, et leur décision, à notre avis, va à l'encontre de la Loi
- Notre avocat a déposé un recours sur le fond en ce sens devant le tribunal administratif
- Il a bien fait, mais cela risque d'être long. Dans l'immédiat, nous ne pouvons appuyer qu'une demande pour un foyer. En attendant, vous devriez vous faire domicilier au C.C.A.S., histoire d'entériner votre situation de S.D.F.
- J'avais préparé une lettre au préfet
- Il vaut mieux ne pas vous le mettre à dos...

Joseph repartit et se dit que le Collectif n'avait pas réussi à l'épauler suffisamment lors de ses demandes de logement, alors... Qu'avait-il à perdre à présent ? Il restait convaincu que la meilleure solution était de secouer la fange. Peut-être ne s'en sortirait-il pas ainsi mais, plutôt que de se laisser écraser sans rien dire, cela pourrait peut-être servir à d'autres...

 

Par Joseph
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Vendredi 3 octobre 2008

Dans l'après-midi, Laure appela Joseph. Elle téléphonait, rapidement, de l'ANPE voisine de son foyer.

- Excuse-moi Joseph, je n'ose pas demander cela à Leila
- Quoi donc ?
- Est-ce que vous passez tout à l'heure ?
- Pour aller à la banque alimentaire, oui.
- Aurais-tu un peu de pain ? Je n'ai plus rien à manger.
- D'accord, je t'en apporterai.
- Vers quelle heure passerez-vous, parce que j'ai un rendez-vous à l'ANPE ?
- Je ne sais pas, vers 17 heures je pense, mais sans garantie.

En fait ils passèrent plus tôt, vers 16h30. Personne. Joseph se dit que Laure devait être à l'ANPE. Ils partirent à la première banque alimentaire dont ils avaient parlé à l'avocat (voir 26 mai ""De quoi vivez-vous ?" demanda l'avocat") puis repassèrent vers 18h30. Toujours personne. Ils commencèrent à faire la navette entre le foyer et la seconde banque alimentaire où ils ne pouvaient plus aller. Pas de Laure...

Ils croisèrent Momo qui attendait le bus et qui leur confirma la présence de Laure dans la banque. Ils discutèrent un moment avec lui puis convinrent de se téléphoner. Joseph irait faire des photos dans son foyer.

Ils repartirent, sans trouver Laure, puis rentrèrent bredouilles. A défaut d'avoir rencontré Joseph et Leila, Laure s'était rabattu sur la seconde banque alimentaire, là où ils lui donnaient des choses qu'elle était dans l'incapacité de cuire, faute de gaz et d'électricité.

Par Joseph
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Vendredi 19 septembre 2008

Christiane, la femme de Christian (voir Les voisins ) qui était rentrée du travail vint à leur rencontre. Elle leur fit part de son passé, qu'elle ne voulait plus revivre, où, elle et sa famille habitaient à droite ou à gauche, au grés des expulsions. Elle leur dit qu'elle allait téléphoner à des amis afin de savoir si l'un ou l'autre serait moins exigeant que les agences immobilières quant aux garanties à apporter pour obtenir une location.

Joseph et Leila se rendirent ensuite au garage pour en sortir ce qui était urgent : affaires de cours de Rose, linge de toilette et autres.

 

Par Joseph
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Vendredi 19 septembre 2008

Joseph appela le 115, destiné à loger les personnes sans abri.

- Bonjour. Nous avons été expulsés ce matin. D'après l'huissier et le commissaire, une place nous attendait à l'Armée du Salut, mais il n'en est rien. Ils sont complets, ainsi que le foyer "jamais seul", puisqu'ils reçoivent des gens de ce foyer.
- Je vais voir. Rappelez-moi dans vingt minutes.

Vingt minutes plus tard :

- J'ai appelé tout à l'heure, suite à une expulsion (voir Ils sont venus... ).
- Vous aviez raison. J'ai appelé tous les foyers. Il n'y a de place nulle part. Nous ne pouvons rien pour vous. Comment allez-vous faire ?
- Des voisins nous hébergent temporairement.
- Bon. Rappelez-nous demain.

En conclusion, le préfet avait bien fait de nous des SDF, se dit Joseph...

 

Par Joseph
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Vendredi 19 septembre 2008

Ils entrèrent dans le bureau. On leur dit :

- Il y a quatre palettes
- Tant que cela ?
- Oui. Un voyage ne suffira pas
- On va déjà charger ce que l'on peut

Ils prirent un tire-palettes et commencèrent le chargement des véhicules. De fait, un second voyage, moins important que le premier, serait néanmoins nécessaire. Non loin de chez Bertrand, Joseph appela Leila pour lui demander que Rose vienne leur prêter main forte pour décharger. De fait, Claude souffrait des cervicales et du dos et Joseph avait très mal au dos suite aux publicités.

Leila arriva.

- Et Rose ?
- Elle arrive...

Claude et Joseph déchargèrent péniblement les deux véhicules. Leila, trop occupée à trier le désastre n'apporta qu'une aide symbolique. Toujours pas de Rose... Au moment de repartir, Joseph dit à Leila :

- Tu n'oublieras pas de remercier Rose pour son aide
- Veux-tu que je t'accompagne ?
- Ce n'est pas nécessaire, mais si tu veux venir, il n'y a pas de problème.

Ils effectuèrent un second voyage, puis, à trois, remirent les publicités dans le véhicule de Claude. Joseph invita tout le monde à aller boire quelque chose. Ils se rendirent au café et y discutèrent un long moment sur ce qui s'était passé le matin.

 

Par Joseph
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Vendredi 19 septembre 2008

N'ayant aucun endroit où aller, tous les quatre revinrent devant la maison de Catherine afin de rencontrer Amélie. A ce moment arriva Bertrand, voisin d'Amélie, qui dit :

- J'ai appris ce qui s'est passé. Vous n'allez pas rester dehors. On va pousser les murs pour vous faire de la place. Vous ne passerez pas l'hiver dehors.
- Amélie nous a déjà proposé son aide
- Oui, mais Amélie est fatiguée. Il vaudrait mieux que vous veniez chez nous.
- Bon, d'accord. Il faudra qu'on la tienne au courant.
- Vous devriez rapporter les affaires du garde-meuble et les mettre dans le garage.
- Mais, l'hiver arrive. Où allez-vous ranger votre voiture
- Cela ne fait rien. Le plus important est de récupérer vos affaires

Christian arriva ensuite et dit :

- De toute façon, ce midi, mangez à la maison.
- Nous te remercions mais Carla nous a déjà invités. C'est très gentil

Joseph et Leila, alors en profond désespoir, leur furent infiniment reconnaissants de cette aide dans un moment aussi pénible.

Ils allaient reprendre la voiture lorsqu'une autre voisine arriva :

- Ce n'est pas possible !...
- Si.
- Si vous avez besoin de manger, notre porte est toujours ouverte.

Voyant l'état de délabrement du pantalon que Joseph mettait pour son travail elle proposa

- Mon mari a des pantalons dans lesquels il ne rentre plus. Je vais vous en apporter. Avez-vous de quoi vous loger ?
- Bertrand accepte de nous héberger le temps que l'on trouve quelque chose
- Si jamais vous vous trouviez à la rue, n'hésitez pas à sonner à notre porte. Ce n'est pas grand, mais on essaiera de s'arranger. Je n'aurais jamais cru cela de Catherine. Si elle revient ici, on lui fera la vie impossible. Elle s'en ira. Sa propre famille !...
- Que voulez-vous !... Elle est chez elle.
- Quand même !... Avec des enfants.

Avant de reprendre la voiture pour aller chez Carla, Joseph emprunta quelques cartons à la voisine et vida le coffre dans le garage de Bertrand. En effet, aller ainsi à Orgeval était le meilleur moyen de se faire piller.

Par Joseph
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Vendredi 19 septembre 2008

Tous les quatre partirent. La Volvo était lourdement chargée. Le pneu arrière gauche, très aplati, faisait craindre une crevaison. Les pneus devaient être poreux car, chaque semaine, il devait les regonfler. Il ne l'avait pas encore fait cette semaine. Roulant doucement, ils traversèrent Reims, se garèrent sur un trottoir. Rose dit alors :

- J'ai besoin d'aller aux toilettes
- Tu n'as pas pu y aller là bas ?
- Non, j'ai dû sortir avant
- Il y a un café dans la rue voisine. Prends ces deux Euros, commande une boisson et vas aux toilettes

Peu de temps après, Rose revint.

- Ils n'ont pas de toilettes
- Tu plaisantes ! J'y suis allé la dernière fois que j'ai accompagné Leila à l'Armée du Salut.
- Je suis entré, j'ai demandé et ils m'ont dit qu'il n'y en avait pas.
- As-tu demandé une consommation ?
- Non.
- Ne cherche pas. Ce ne sont pas des toilettes publiques, elles sont généralement réservées aux consommateurs.

Leila sortit de la voiture et y retourna avec Rose.

Les enfants restèrent dans la voiture, tandis que Joseph et Leila se rendaient à l'Armée du Salut.

- Bonjour
- Bonjour, nous venons d'être expulsés. L'huissier et le commissaire de police nous ont dit que nous étions attendus chez vous
- Attendez... Non ! Nous attendons deux familles et le foyer "Jamais Seul" nous envoie du monde. Nous n'avons aucune place pour vous. Pouvez-vous aller sur Châlons ?
- J'ai une voiture, mais les enfants sont scolarisés sur Reims et moi-même travaille ici.
- Je comprends. J'appelle la responsable.

Celle-ci arrivait, justement.

- Nous n'avons aucune chambre disponible. On peut déménager deux personnes pour essayer de libérer une chambre, mais ce ne sera pas possible tout de suite.
- Quand cela sera-t-il possible ?
- Pas avant lundi
- Que pouvons-nous faire ?
- ...
- Où peut-on loger ?
- Je ne sais pas. Tout est plein. Ils ne se rendent pas compte. Ils nous envoient plein de monde, mais on n'a plus de place.
- Pouvez-vous nous faire un papier dans ce sens ?
- Bien sûr.

La responsable partit vers son bureau. La personne de l'accueil, nous montrant un grand réfectoire nous dit :

- Quoi qu'il en soit, vous pourrez toujours venir manger ici, si vous ne trouvez rien
- Nous vous en remercions.

La responsable revint avec le document.

 

Par Joseph
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Mardi 16 septembre 2008

Voyant le titre en première page du journal local que Joseph repliait avec les invendus, Rose posa la question idiote, celle qu'il ne fallait pas poser :

- Comment se fait-il que dans une ville en pleine expansion il y ait encore autant de SDF ?
-
C'est sûr ! Dans une ville en pleine expansion, cela semble difficile à croire, mais regarde mon... notre parcours, c'est un des moyens de le devenir à Reims !... Je t'explique :

Depuis sept ans à Reims, je vais réussir ce tour de force de devenir SDF.

š›

 Menacé d'expulsion...

  • La réponse des bailleurs sociaux : Non ! parce que...
    • Vous n'avez pas de revenus suffisamment "sécurisant". Vers qui faut-il se tourner ? Vers les bailleurs sociaux ? Ah ! Zut ! C'est à eux que je viens de m'adresser...
    • Il n'y a pas de logements. C'est sûr, avec tout ce qu'il vendent, avec tout ce qu'ils louent à pris d'or, loyers libérés après avoir fermé les logements suffisamment longtemps ! Car des logements... il y en a !...
  • La réponse des services sociaux :
    • Parc privé ! On fait dans le social, là... Si on se tourne vers les HLM, c'est peut-être que l'on n'a pas les moyens de louer la petite maison avec piscine qui nous fait tant envie !...
    • Foyer
  • La réponse de la mairie :
    • Pas de logements
  • La réponse du préfet :
    • Etant donné le contexte (?) de votre expulsion, je ne donne pas suite à votre demande de logement. Ah oui, au fait ! Je vous envoie les flics pour vous mettre dehors...
  • La réponse de Monsieur D., président (entre autres) de la commission de médiation :
    • Foyer

Bref ! Que reste-t-il ?

1. Les foyers
2. La rue


Les foyers :

Ceux qui y vivent (?) peuvent témoigner des conditions déplorables qui leur sont offertes (voir Visite guidée...  du 31 août ). De nouveaux foyers sont construits pour remplacer les plus anciens mais... Il n'y a pas de place pour loger tout le monde. Alors ? La solution qui consiste à rajouter encore des gens en hébergement "provisoire" est une pure démagogie.

La rue :

YESSSSS !... Et bien oui !... C'est tout ce qui reste !... Mais là !...


T'as raison Adeline  !...

(Pour ceux qui ne le sauraient pas, Adeline Hazan, de gauche, est le maire de Reims.)

Faut pas gâcher le paysage !!!..

 Un maire de gauche qui parle de SDF. On pourrait s'attendre à ce qu'elle dise : "SDF", c'est anti-social ! Faisons tout pour leur donner un domicile fixe. NON ! Vous n'avez rien compris ! On va seulement leur faire comprendre qu'ils dérangent les braves gens. Mais, rassurez-vous, on ne va pas les exterminer !... Joseph de mit à penser un instant à Didier Super.
 

Le mieux, ce serait le SDF pourvu d'esprit civique. Oui cela leur fait cruellement défaut (c'est peut-être pour le leur inculquer que l'on crée une commission d'aide aux sans-abri) ! Il faut tout leur dire !...

 

Comprenez nos problèmes ! Ayez un peu plus d'esprit civique ! Allez vous faire voir ailleurs !...

 

Tiens... Joseph avait déjà entendu cela quelque part... Ah oui !... Par les assistantes sociales qu'ils avaient rencontrées dans leur quête d'un logement. Bien sûr, cela avait été formulé un peu plus gentiment : "Et vous ne pourriez pas trouver dans une autre région ?...".

 

œ


Rose sortit de la pièce, écoeurée... Quel beau monde lui préparaient les adultes...
Joseph alla lire l'article page 2... Un encart le rassura de suite sur l'article écrit par Catherine Frey :

 

 

L’art de l’enrobage

Quand on est de gauche et qu’on veut prendre une mesure de droite, il faut savoir la maquiller.

C’est pire quand en est de gauche et qu'on veut prolonger une mesure déjà prise par la droite, là il faut bien maîtriser l'art de l'enrobage.

La municipalité d’Adeline Hazan a fait ses armes avec l'arrêté « anti-SDF ». Elle n’avait pas d’autre choix que de reconduire l’interdiction de picoler en ville, de balader des hordes de chiens parfois molosses et de semer sa crasse aux abords des commerces.

Pour sauver son visage de gauche, elle n’a eu qu’à ajouter la création d’une commission de prévention en article 1. Ainsi elle fait d’une pierre trois coups : elle laisse penser que l’arrêté « anti-SDF est exclusivement un moyen d’aider cette population de laissés-pour-compte, elle fait croire aux Rémois que, sous la droite, le centre communal d’action sociale se contentait d’appeler la police alors que maintenant il va enfin faire du social.

Et pour finir elle prend les mêmes mesures répressives que l’équipe Schneiter mais sans en avoir l’air.

Superbe enrobage.

C.F.

Pour ceux qui ne savent pas qui est cette personne, Catherine Frey est journaliste au quotidien local le plus lu. Contrairement à nombre de ses confères, elle s'intéresse plus aux "gens" écrasés qu'aux chiens écrasés. Cette position courageuse, qui consiste à soutenir les pots de terre contre les pots de fer, fait que Joseph l'estime beaucoup. S'il avait les moyens de s'abonner un jour à ce quotidien, ce serait certainement en grande partie à cause de ses articles. Pour l'heure, il se contentait de les livrer aux plus nantis que lui.

 

 

 

 

Sur la photo, Joseph reconnut certaines des personnes qui faisaient l'objet de l'article. Un passage le fit sourire : "Les personnes en difficulté qui n'occasionnent pas de troubles devront se trouver une autre commission"... Tellement vrai !...

 

Par Joseph
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Samedi 6 septembre 2008

Pour fêter l'évènement (voir Circoncision  du 5 septembre), Leila fit un couscous, un de ceux dont elle avait le secret. Malgré leur peu de moyens qui les empêcha d'acheter tous les ingrédients souhaités, il fut très réussi. Leila emplit un tajine et le porta chez des voisins, ceux qui avaient proposé leur aide pour effacer les tags (voir Tags  du 1er juillet 2008).

 

Le matin, le porteur avec qui Joseph apprenait sa nouvelle tournée, lui avait fait cadeau de deux montres publicitaires du journal : une grande et une petite. Joseph qui n'avait pas les moyens de changer les piles de la sienne mit la plus grande. Titi la voyant dit "Oh !... Elle est belle ta montre...", puis il la regarda avec admiration. Le midi, à table, Joseph posant sa montre sur le poignet de Titi lui dit : "Elle est trop grande pour toi" Puis, ajouta "Je vais essayer quelque chose : Regarde ! Je mets ma montre sous ta serviette. Ferme les yeux à présent... A-Bra-Ca-Da-Bra !..." Ce faisant, il glissa la petite montre à côté de la grande. Titi rouvrit les yeux. Joseph retira la serviette afin que Titi puisse voir la petite montre à côté de la grande...

 

Titi n'en est toujours pas revenu, mais ne cesse, depuis, d'admirer la petite montre à son poignet. Comme quoi, les cadeaux publicitaires peuvent faire des heureux !...

 

Par Joseph
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Vendredi 5 septembre 2008

Ce matin, Joseph et Leila emmenèrent Titi à la clinique afin que soit effectuée sa circoncision. Certains de leurs amis, dont Carla, ne comprennent pas cela et estiment qu'il s'agit d'une mutilation. Joseph, lui, ne s'y est pas opposé pour plusieurs raisons :

 

  • Il s'agit d'une coutume religieuse et, de ce fait, il la respecte
  • Cette intervention est pratiquée sur des millions de gens qui ne semblent pas souffrir de cela.
  • C'est une intervention qui peut être effectuée pour des raisons médicales et qui, par ailleurs, évite d'autres problèmes comme des infections, par exemple.

 

L'intervention se déroula bien. Après une période de somnolence, Titi se réveilla et se mit à pleurer, non à cause de la douleur, mais parce qu'il la trouvait... enflée, et que cela lui faisait peur. Un peu plus tard, il s'était remis de sa surprise et riait en s'amusant avec le masque d'anesthésie jetable.

 

En fin d'après-midi, tout le monde sortit de la clinique. Leila, qui se faisait beaucoup de soucis était soulagée à présent.

 

Par Joseph
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Présentation

  • : Joseph et Leila
  • joseph.et.leila
  • : Ce blog est, malheureusement une histoire vraie, celle de Joseph, qui se déroule en ce moment. Mélange de désespoir, de révolte contre l’injustice, contre le racisme, contre les administrations kafkaïennes et l’inefficacité des services sociaux… Bref ! Un appel au secours, peut-être, la preuve d’un mal-être, sûrement. Joseph n’a pas commencé sa vie aujourd’hui et des retours en arrière seront faits de temps à autre, afin de mieux cerner cette vie. Le temps manque, la fin étant incertaine, po

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