Jeudi 7 août 2008
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18:26
Ce matin, Gabriel, l'un des petits fils de Carla a accepté du facteur un recommandé provenant de la D.R.D.A.S.S. destiné à Joseph. On
lui annonce que la commission de médiation lui refuse un logement et l'invite à se rapprocher de l'Armée du Salut.
Un tel hébergement ne correspondait pas du tout à la vie de famille sereine qu'il souhaitait. Avait-il le choix ? Il ne put s'empêcher
de penser à ce qu'il avait entendu au sujet de certaines structures d'accueil :
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La première fois, ils étaient tenus par Sylvie, son ex-femme, qui disait que certaines personnes profitaient de leur situation de
pouvoir pour abuser de la situation de faiblesse des plus démunis. A l'époque, Joseph écouta et se dit deux choses : Sylvie exagérait peut-être ; Il ne fallait pas généraliser, même si
l'attitude de quelques uns portait le discrédit sur les autres. Les faits rapportés se situaient à Dijon.
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Annette, une amie de Joseph, connaissant le responsable de l'Armée du Salut à Reims, lui avait recommandé Leila. Une fois sortie
de son entrevue, celle-ci raconta à Joseph comment s'était passée le rendez-vous. Une secrétaire avait d'abord dû intervenir pour que l'un des bénéficiaires cesse d'importuner Leila. Le
responsable lui-même avait tenté d'embrasser Leila de force dans son bureau. Par la suite, il appela Leila plusieurs fois afin de lui donner rendez-vous ou de lui proposer une ballade dans
les bois. Cela dura jusqu'à ce que Leila le dise à Annette. Leila n'était pas au courant de ce que Sylvie avait vécu à Dijon
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Dans les banques alimentaires, Leila et Joseph côtoient des personnes hébergées dans cette structure. Selon leurs dires, il s'y
passerait des choses... qualifiées de "bizarres", surtout lorsque l'on est une femme.
Joseph ne se voyait non plus pas recevoir sa fille Océane dans un tel lieu.
Quel dommage que Gabriel ait pris ce recommandé. Cela privait Joseph de quinze précieux jours, alors qu'il cherchait les garanties lui
permettant d'accéder à une location dans le secteur privé. En effet, il avait trouvé des propositions abordables, avec l'A.P.L.. Là encore, il sentait qu'il entrait dans un cercle vicieux
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L'agence proposant ces logements ne pouvait l'inscrire sans un garant. Elle lui avait conseillé un organisme spécialisé.
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L'inscription dans l'organisme en question ne pouvait se faire tant que le logement n'était qu'un "projet"
Joseph douta du déblocage de la situation d'ici le soir.
Par Joseph
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Publié dans : Argent
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