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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 16:39

Une fois rentré, Joseph appela tout de suite Monsieur D.

 

-          Bonjour Monsieur. Je vous téléphone de la part de Madame Balim, la directrice de la banque alimentaire où je me rends.

-          Madame Balim ne dirige pas une banque alimentaire mais un point de distribution. La banque alimentaire est celle de la Marne, que je dirige.

-          Il semble que les points de distribution ferment et que la nourriture est insuffisante pour aider tout le monde. Pourriez-vous faire une attestation en ce sens ?

-          Je ne ferai pas une telle attestation car je ne voudrais pas être à l'origine d'une action contre les pouvoirs publics. Tout ce que je peux dire, car c'est un chiffre qui a été publié, c'est qu'il y a, en France, plus de sept millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. D'un autre côté, s'il y a une carence, ce n'est pas au niveau de la banque alimentaire mais au niveau du nombre de points de distribution. Il y en a cinq sur Reims : La Croix Rouge, l'Entraide protestante, Diaconat Vie Nouvelle, AGIR, fermée à présent et l'Armée du Salut.

-          Pourquoi AGIR est-il fermé ?

-          Manque de bénévoles, je suppose.

-          Madame Balim dit que son point de distribution ne dispose d'aucune ressource et que seul le bénévolat lui permet d'exister.

-          Nous avons une aide substantielle du Conseil Général. La Marne est un des départements les mieux lotis.

-          Bien. Je vous remercie pour ces précisions. Au revoir Monsieur D.

-          Au revoir.

 

Juste après, Joseph chercha le numéro de téléphone d'AGIR. Il appela pour essayer de connaître les raisons de leur fermeture, mais celui-ci n'était plus attribué.

 

Par Joseph
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /2008 16:36

Joseph téléphona à la banque alimentaire, sur le numéro de portable de la directrice. Ils demandèrent une entrevue urgente qui leur fut accordée.

 

Joseph et Leila partirent de suite. Ils exposèrent à la directrice le motif de leur visite et présentèrent la lettre d'introduction rédigée par l'avocat.

 

 

La directrice comprenait la démarche et dit être d'accord avec celle-ci : C'est vrai qu'elle était obligée de refuser du monde, ce qui lui fendait le coeur. C'est vrai qu'elle n'avait pas assez de nourriture pour tous. C'est vrai que des banques ferment.

 

Concernant l'attestation, elle les aiguilla vers Monsieur D., le responsable dont elle dépendait, ainsi que d'autres. Elle argua que, de par sa position, il serait plus à même de l'établir. Après avoir pris le numéro de ce Monsieur, Joseph et Leila rentrèrent.

Par Joseph
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 16:34

 

Quelques jours plus tôt, l'avocat de Leila nous posa une question, somme toute assez banale :

 

-          De quoi vivez-vous ?

-          Du RMI et de l'aide des banques alimentaires

-          Les banques alimentaires ?

-          Oui. Nous sommes inscrits dans une banque protestante et allons une fois par semaine retirer un colis que l'on paie de façon symbolique. Le seul problème réside dans la nourriture qu'ils nous donnent.

-          Que voulez-vous dire ?

-          Ils nous ensevelissent sous des boîtes de conserves qui arrivent à péremption à la fin du mois, par exemple. Ce mois-ci nous avons reçu près d'une dizaine de grosses boîtes d'épinards qui seront périmés le 31. Mais on ne va pas "cracher dans la soupe". Mieux que rien. Juste que l'on a l'impression de se transformer en lapins.

-          Et pour les enfants ?

-          Là, ils nous donnent deux litres de lait pour les deux enfants pour une semaine

-          Ce n'est pas beaucoup.

-          Non, mais c'est une "aide". Nous en avons conscience.

 

Joseph apporta alors quelques précisions :

 

-          En fait, lorsque nous rentrons, nous trions tout de suite ce qu'ils ont donné. Ils fournissent peu de conserves. Les sacs sont chargés essentiellement avec des produits frais, enfin... frais... Il nous arrive de ne pas prendre ce qu'ils nous proposent. Par exemple, la dernière fois, nous leur avons laissé les tomates parce qu'elles étaient complètement pourries, couvertes de moisi. Pour le reste, on nettoie et essayons de récupérer ce qui peut l'être, puis on les blanchit avant de les mettre au frais. Une fois le tri effectué, en fait, il ne reste pas grand chose.

-          Ils vous donnent des produits pourris ?

-          Oui. des produits frais... mais complètement pourris.

-          Et la viande ?

-          La viande ? C'est rare. Nous ne mangeons pas de porc, alors ça limite un peu, mais même ceux qui en mangent n'ont pas grand chose. La viande, c'est plutôt à la "gueule du client". Nous avons vu des familles sortir en pleurs d'avoir attendu si longtemps pour obtenir... quasiment rien. Encore la dernière fois, cette mère qui pleurait et allait faire une crise de nerfs. Son mari la prit par le bras, doucement, pour la tirer dehors en lui disant "laisse tomber"... C'est courant. Tout comme les bousculades pour essayer de gagner une place. A quoi bon !... Il n'y aura pas grand chose. C'est pour cela que nous nous sommes inscrits dans une seconde banque, en fait, ce qui ne devrait, normalement, pas être possible. J'ai une amie, Laure, qui y travaille et, grâce à elle, nous avons été admis sans que l'on nous pose trop de questions. Ce n'est pas le cas de tout le monde. Les banques refusent du monde.

-          Et c'est la même chose que dans la précédente ?

-          Non, dans celle-ci, nous sommes tout d'abord réunis dans une salle où l'on nous prodigue la parole de Dieu, puis on paye une somme modique et passons dans une seconde pièce où commence l'attente. Mais là, nous sommes assis et avons droit à un café. Nous sommes bien reçus. Avec les deux banques, on s'en sort à peu près.

-          Vous dites que les banques refusent du monde ?

-          Oui. Les assistantes sociales envoient des gens sans se soucier des capacités de distribution. De plus, certaines banques ferment. La seconde, dont je parle, récupère en ce moment ceux qui allaient à l'Armée du Salut. Ils sont prioritaires. Cela explique en partie la saturation, mais ils n'ont qu'une capacité réduite d'une cinquantaine de personnes, contrairement à l'autre. Il y a des listes d'attente.

-          Pourriez-vous essayer d'en savoir plus ?

-          Bien sûr. Il y a une distribution demain. J'irai voir la directrice et lui en parlerai. Par contre, ce serait bien d'avoir une lettre d'introduction qui permettrait de cautionner la démarche afin que celle-ci ne soit pas prise pour de la curiosité malsaine

-          Je vous la prépare de suite...

 

Par Joseph
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /2008 18:56

La commission devant se réunir le 20 mai, Joseph se présenta au centre social pour rencontrer le chargé de mission. Après une longue attente, une brève entrevue dans le couloir le laissa sur sa faim.

 

-          Ce n'est ni oui ni non

-          Ah bon ?

-          Le Préfet a "dégagé en touche". Votre dossier n'a pas été présenté aux bailleurs. Il estime que comme il y a une procédure d'expulsion, cela ne les concerne pas. Il prendra sa décision lui-même et vous écrira

-          Je le remercie pour sa discrétion et espère qu'il m'accordera un toit.

 

Joseph se dit qu'il ne devait pas être le seul dans ce cas, puisqu'il s'agissait d'une commission pour les "défavorisés" et se demanda si le préfet "bottait en touche" à chaque difficulté.

Par Joseph - Publié dans : Société - Communauté : Vos vies, les vôtres ...
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Samedi 17 mai 2008 6 17 /05 /2008 18:53

La veille, Joseph n'avait pas eu le temps de s'occuper de la voiture. Une fois rentré, il s'était reposé un peu puis, l'après-midi avait été complètement occupé à faire la queue avec Leila dans les deux banques alimentaires où il s'approvisionnait.

 

Le matin, Leila lui demanda d'aller récupérer sa carte de retrait qui avait été avalée par le distributeur quelques jours auparavant. Joseph se rendit à la banque. Malgré l'heure tardive, celle-ci venait juste d'ouvrir. Ils avaient eu un problème et les portes s'étaient bloquées. Les employés de la banque avaient commencé leur travail avec deux heures de retard. Joseph parvint au guichet, mais on lui répondit que si la carte avait été avalée suite à trois erreurs de code, ce n'était pas la peine de la récupérer car elle était "grillée". Lorsque Leila avait ouvert son compte, l'employée de banque avait insisté pour que Joseph ait une procuration, mais celui-ci ne voulut pas. Du coup, Joseph dut retourner chercher Leila afin d'établir une procuration, de recommander une carte et de retirer un peu de liquide.

 

L'après-midi, Leila et Rose partirent en ville pour faire quelques courses. Joseph les déposa puis rentra coucher Titi. C'est seulement lorsqu'elles furent de retour que Joseph partit à la recherche de la voiture qu'il avait accidentée la veille. Il la retrouva. La conductrice déchargeait des plantes de son coffre. Joseph se présenta et s'excusa pour son retard à se manifester, lui expliquant que lors de l'accident il devait finir sa tournée rapidement. La femme lui dit : "Ne vous en faites pas, je suis assurée tous risques et j'ai déjà téléphoné à mon assurance, ils prennent tout en charge sans franchise. Ce n'est pas la peine d'établir un constat". La conductrice le remercia pour son honnêteté. Joseph lui laissa néanmoins son numéro de téléphone, au cas où il y aurait une complication, puis l'aida à porter ses plantes. Soulagé, il rentra.

Par Joseph - Publié dans : Argent - Communauté : Racontez-le moi !
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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 18:50

Ce matin, son réveil sonna à une heure. Il devait se rendre au dépôt pour deux heures, après avoir pris Rosanna, une petite fille de Carla qui devait l'aider à insérer le magazine dans la revue TV, puis, pendant la tournée, à insérer tout cela dans le journal. Il lui envoya un sms pour savoir si elle était réveillée. Faute de réponse, un quart d'heure plus tard, il l'appela.

 

Arrivé devant chez elle Rosanna lui demanda : "Est-ce que Isa peut venir avec nous, elle voudrait voir comment çà se passe ?" Joseph n'y vit aucun inconvénient, car après tout, plus il y a de bras...

 

Ils se rendirent au dépôt. Joseph chargea magazines et programmes TV. Ils s'installèrent dans la voiture et commencèrent à empiler le résultat de leur travail sur la banquette arrière de la Volvo. Puis, ce fut l'attente, car les journaux n'étaient pas encore arrivés. A trois heures, un camion commença à déverser ses palettes de papier noirci. Joseph chargea deux paquets dans la voiture puis prit le chemin du parc millésime où devait commencer la tournée. Ils étaient presque arrivés lorsque Rosanna reçut un appel de Marie : Ce jour là, il y avait une troisième petite liasse de journaux qui avait été oubliée. Joseph demanda combien elle contenait de journaux. Une quinzaine. C'était trop pour espérer que cela représente les invendus. Il fit donc demi-tour pour aller la chercher. La tournée commença avec une demi heure de retard.

 

Dans l'obscurité, il commença à chercher les boîtes aux lettres où devaient être insérés journaux et revues. Certaines boîtes prenaient beaucoup plus de temps que d'autres, car elles étaient petites et c'était un tour de force d'y faire entrer la liasse. Il y en eut même une où Joseph n'arriva qu'à faire tenir un coin de celle-ci, la liasse pendant lamentablement à l'extérieur. Rosanna, qui connaissait un peu la tournée aidait Joseph à identifier certaines boîtes dépourvues de nom et de numéro. Isa, assise à l'avant lisait la feuille de route avec les noms de rues, souvent absents dans la réalité. Lorsque Joseph trouvait la rue, il avait toutes les peines du monde à faire dire à Isa les numéros dans la rue ou à obtenir la liasse de journaux qu'il devait déposer, car elle était plus préoccupée par le paquet de cigarettes qu'elle avait oublié que par la tournée. Joseph commençait à regretter de l'avoir emmenée.

 

C'est quelque peu énervé qu'il pénétra dans une ruelle au fond d'une place, là où il avait quatre dépôts à faire. Il recula ensuite pour faire demi-tour et la voiture fut stoppée dans un fracas de tôle froissée et de verre cassé. Joseph venait de percuter une voiture en stationnement. Il ne l'avait pas vue. De fait, les feux de recul peu puissants, la nuit noire et la couleur sombre de la voiture garée n'avaient pas aidé, mais surtout, Joseph pesta contre le rideau noir, déroulé devant la custode teintée, destiné à protéger les passagers arrière du soleil. Joseph avait déjà voulu le replier sans succès, le ressort de rappel de l'enrouleur étant cassé. Joseph descendit regarder les dégâts. Dans le noir, ils n'avaient pas l'air très important. Il n'avait pas le temps de s'arrêter plus longtemps et n'avait pas de stylo sur lui. Il remonta en voiture et continua sa tournée. Le jour commençait à se lever quand il vit mieux les détériorations : pare-choc arrière enfoncé de quelques centimètres, aile froissée, feux arrière cassé.

 

Il termina sa tournée vers sept heures moins le quart, déposa Rosanna et Isa, puis rentra. Il ne pouvait pas dire que sa première tournée sans Marie était un succès...

 

Par Joseph - Publié dans : Métiers - Communauté : Racontez-le moi !
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 18:57

Cela faisait quelques jours à présent que Joseph se levait très tôt le matin. Marie, une amie de Rosanna, lui avait demandé s'il pouvait la remplacer dans sa tournée. En effet, elle avait multiplié ses tournées au point qu'elle ne pouvait plus assurer. Sa première tournée commençait à une heure du matin ce qui ne lui permettait pas d'arriver à temps pour la suivante qui commençait entre 3h30 et 4h30.

 

Dès son lever, Joseph se rendait au dépôt, prenait les journaux et se rendait du côté de Tinqueux. Là, il commençait la tournée, seul, avant d'être rejoint par Marie. La tournée continuait à deux, Marie prenant les boîtes aux lettres côté conducteur, Joseph celles côté passager. Vers 7h30, tout était fini.

 

Ce rythme convenait à Joseph, car cela n'hypothéquait pas sa journée. Certes, il avait besoin de dormir une petite heure en fin de matinée et de se coucher tôt, le privant des programmes du soir, mais ce n'était pas une grande perte, somme toutes. Seuls Leila et les enfants appréciaient peu ce rythme.

Par Joseph - Publié dans : Métiers - Communauté : Racontez-le moi !
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Vendredi 11 avril 2008 5 11 /04 /2008 18:13

Joseph croisait Laure, de temps à autre, à Reims. Laure avait été l'une de ses stagiaires à l'époque où il était formateur. Sans ressources, logeant dans un foyer, Joseph l'avait un peu aidée de quelques litres de lait pour ses enfants. Pas grand chose, mais c'était mieux que rien.

 

Ce jour là, Joseph décida de se rendre dans une banque alimentaire où il savait Laure bénévole. Il lui décrit leur situation. Laure intercéda auprès de la Directrice qui remit un colis de dépannage à Joseph en précisant que, bien qu'ils n'aient plus de place, s'ils voulaient s'inscrire, ils pouvaient le faire. Dès la semaine suivante. Joseph et Leila allèrent chercher un colis de nourriture chaque vendredi. Cela devint une aide précieuse à un moment où ils n'avaient plus de ressources.

Par Joseph - Publié dans : Société - Communauté : Solidarités
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /2008 14:56

Joseph demanda au chargé de mission au logement de son secteur un rendez-vous en vue de passer en C.L.D. (Commission pour le Logement des Défavorisés). Cette personne ayant purement et simplement refusé ce recours à Leila (voir La chargée de mission aux logements  du 8 février), par le passé, Joseph fit sa demande par recommandé.

 

 

                                                                                                                                   le 31 mars 2008

                                                    

51100 REIMS

                              

 

R.A.R.

                                

Chargée de mission au logement

Centre Social

rue Delbard

51100 REIMS

 

 

 

 

 

 

Madame,

 

 

 

Ma demande de logement (n° départemental :                                     ) a été rejetée par les trois organismes bailleurs de Reims. Nous nous sommes déjà rencontrés et vous êtes, je pense, en possession de tous les éléments me concernant, mais dans tous les cas où vous l'estimeriez nécessaire, je vous serais reconnaissant de m'accorder un rendez-vous de toute urgence (j'ai indiqué mon numéro de téléphone, moyen le plus rapide de fixer un rendez-vous), afin que mon dossier puisse être présenté à la C.L.D. du 4 avril.

 

Vous en remerciant par avance, je vous prie de croire, Madame, en l'expression de mes sentiments les meilleurs

 

 

 

Quelques jours plus tard, Joseph reçut un message sur son répondeur lui fixant un rendez-vous pour quelques jours après le 4. Joseph s'y rendit et le chargé de mission lui dit "il n'y a jamais eu de commission prévue le 4. La prochaine aura lieu le 20 mai...".

 

Près de deux mois d'attente. Joseph se dit que cela valait mieux qu'un refus...

Par Joseph - Publié dans : Société - Communauté : Racontez-le moi !
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /2008 10:11

Ce matin, un huissier de justice sonna à la porte. Après discussion, Maître B. établit un procès verbal de "tentative d'expulsion" à transmettre à la préfecture. Joseph demanda à l'huissier de le prévenir s'il apprenait que la force publique devait intervenir, afin que les enfants n'assistent pas à cela.

Par Joseph - Publié dans : Justice - Communauté : Racontez-le moi !
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Présentation

  • : Joseph et Leila
  • joseph.et.leila
  • : Ce blog est, malheureusement une histoire vraie, celle de Joseph, qui se déroule en ce moment. Mélange de désespoir, de révolte contre l’injustice, contre le racisme, contre les administrations kafkaïennes et l’inefficacité des services sociaux… Bref ! Un appel au secours, peut-être, la preuve d’un mal-être, sûrement. Joseph n’a pas commencé sa vie aujourd’hui et des retours en arrière seront faits de temps à autre, afin de mieux cerner cette vie. Le temps manque, la fin étant incertaine, po

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